La communication comme facteur d’exclusion
PUBLIE LE 26 octobre 2007 / Analyse, Définitions |
Dans notre société où le monde représenté/médiatisé prend dans nos esprits une place de plus en plus importante, il y a une injonction à communiquer pour exister. Un territoire, un produit, une société, une initiative, un projet, de plus en plus, n’existent que par leur capacité à être communiqué. La communicabilité d’un objet de communication — sa capacité à impacter le récepteur selon l’estimation du médiatiseur— devient, comme nous l’avons vu, une valeur, si ce n’est parfois, la valeur de sélection. Cette communicabilité devient alors le critère majeur de la représentation du monde.
De ce fait, des pans entiers de la réalité sont exclus de son champ pour la simple raison que leur indice de communicabilité est faible. L’exigence de communication qu’impose le monde médiatisé devient alors facteur d’exclusion.
Une part importante de la représentation que nous avons du monde provient, par définition, des mass media. Pour s’adresser au plus grand nombre, les informations doivent avoir un indice de communicabilité particulièrement élevé. Dans la mesure où les mass média déterminent auprès du plus grand nombre la plus grande part du monde représenté, il est intéressant de tenter d’étudier les critères qui déterminent un bon indice de communicabilité.
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