La valorisation
PUBLIE LE 14 octobre 2007 / Définitions |
Valoriser : accorder de la valeur à quelque chose.
La manière dont les informations me parviennent détermine leur valeur. On peut même dire qu’à partir du moment où il y a information, il y a valorisation, puisque c’est notre capacité à valoriser qui fait émerger l’information de l’indifférenciation du monde. Ma tasse de café existe à mes yeux parce que je lui donne la valeur d’usage « tasse de café », à laquelle s’ajoutent toutes les valeurs émotionnelles liées par exemple à l’ingurgitation d’un petit noir au vortex onctueux dans un café parisien, un gris matin de pluie (pourquoi les cafés des cafés sont-ils si souvent infects ?). Une blatte qui courrait sur le formica de la table et s’immobiliserait à quelques centimètres de ma tasse de café considèrerait le même objet que moi. Mais pas la même réalité : sa grille de valorisation diffère en effet de la mienne sur quelques points considérables (quoique, sur les basiques, par sûr que cela soit si différent… mais nous y reviendrons…).
Valoriser c’est accorder de la valeur à quelque chose, quelqu’un ou quelque fait. A partir du moment où je détache, découpe, circonscrit, différencie avec mes sens et mon cerveau un bout de réel, je lui accorde une certaine valeur. Ce bout de réel devient potentiellement une information, donc un objet de communication. Dans le monde représenté/médiatisé, l’objet de communication porte donc en lui une certaine valorisation, déterminée par celui qui la médiatise. Parmi les valeurs accordées à l’objet de communication, figure celle de sa communicabilité.
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Un commentaire sur “La valorisation”
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Alors là, monsieur, il vous faut relire La Nausée de Sartre; il est toujours d’actualité sur tout ce qui concerne les tasses à café, les blattes et la découverte de sa propre existence. Vous dites :”Valoriser, c’est donner accorder de la valeur à quelque chose, quelqu’un ou quelque fait” c’est osé, mais. Par contre après avoir terminé votre propos, en fin de cet article de fond, sur la communicabilité de l’objet, je demeure perplexe et me permet de vous soumettre la question suivante : imaginez que vous soyez 3 devant la tasse à café. Vous, la blatte et, par exemple, un caniche abricot. Vous, monsieur, verrez une tasse à café, la blatte croira apercevoir, au loin et par temps clair, l’île de Saint Pierre et Miquelon et le caniche un distributeur à sucres. Bien,voila ma question: la nature même de l’objet s’en trouve t-elle changée? Une hypothèse personnelle, ça n’etait pas du café et vous n’en êtiez pas à votre première tasse.